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La RV permet de donner vie au côté dansant de la boxe

Je suis presque sûr que j’ai été fasciné par la boxe grâce à Muhammad Ali. Il se déplaçait comme personne, sautillant gracieusement sur le ring, faisant des feintes comme un escrimeur, frappant parfois les gants l’un contre l’autre comme pour applaudir. Ali appelait cela “danser”.

J’ai étudié un art martial traditionnel pendant la majeure partie de ma jeunesse. Mes parents ont été assez obligeants pour me permettre de transformer notre minuscule garage en une sorte de salle de sport, où j’avais un énorme sac lourd boulonné au mur (le boulon grinçait lorsqu’on donnait un coup de poing ou de pied trop fort au sac), un sac de vitesse sur le mur opposé, et un ballon allant du sol au plafond au milieu de la pièce, qui n’était pas relié au sol et qui se balançait donc comme un pendule noir.

Même en dehors du garage et de mes cours d’arts martiaux, je continuais à m’entraîner. Depuis des années, j’aime particulièrement le shadowboxing ; c’est là que je perçois le plus la beauté de la boxe, la danse. Je m’entraîne souvent à faire des pas de côté, des pivots, des esquives, à bloquer et à parer, à rouler et à contrer, la plupart du temps en essayant d’imiter ce que j’ai vu les boxeurs faire plutôt que ce qu’on m’a appris. (Un peu comme le personnage de Powder dans Arcane, qui regarde sa sœur lancer des combinaisons rapides et essaie ensuite d’imiter maladroitement ses mouvements).

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