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Au-delà de l’horreur avec Martha is Dead

Bien que les carreaux de sol en terre cuite soient usés et que le plâtre des murs soit marqué par l’âge, c’est magnifique ici. Des parapluies sont posés dans une grande urne à côté de la froide cheminée en marbre, mais il n’y a pas besoin d’eux aujourd’hui ; aujourd’hui, le soleil se déverse à travers les fenêtres non fermées et tout ce qu’il touche est baigné de sa lueur dorée. Deux fauteuils en cuir surdimensionnés et moelleux encadrent une petite table sur laquelle un ventilateur oscille – lentement et sans grand enthousiasme – en soufflant une légère brise au centre de la pièce lumineuse. À côté de cette table se trouve un piano droit – qui semble avoir été utilisé mais qui est en bon état – et, bien qu’il y ait des bougies parsemées un peu partout, cette salle à manger soignée et modeste peut se vanter d’avoir un imposant candélabre électrique qui se trouve directement au-dessus de la table à manger. Une table à manger avec un corps dessus.

Bien que ce ne soit pas totalement inattendu – après tout, ce film s’appelle Martha Is Dead, la mort est présente dès le titre sanglant – la vue du cadavre dans le cercueil est d’autant plus troublante qu’elle s’inscrit dans le contexte banal de cet endroit lumineux et accueillant. Notre protagoniste, Giulia, ne dit rien lorsqu’elle passe devant, même si sa tête est pleine de Martha depuis son réveil ce matin-là. Au lieu de cela, elle sort de la maison rustique toscane et se retrouve dans une cour luxuriante, avec des agrumes, des urnes géantes en argile et une vue imprenable sur la verdure.

Je sais ce que vous pensez, car je l’ai ressenti aussi. C’est l’appât classique de l’horreur, n’est-ce pas ? Le jeu nous attire avec sa reconstitution époustouflante de la Toscane des années 1940, un monde rempli de couleurs et de charme, juste assez longtemps pour nous permettre de nous installer confortablement avant que le soleil ne se couche et que les choses deviennent effrayantes. C’est l’horreur 101, et tout à fait prévisible.

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