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La quête de 16 ans pour débloquer les 101 vaisseaux de R-Type Final.

Le truisme selon lequel plus une chose est longue, plus elle est satisfaisante n’est pas toujours applicable aux jeux vidéo. Beaucoup de mes grindings sans joie se sont terminés par un amer sentiment de soulagement plutôt que par des vagues de joie. Mais quand ce jeu est R-Type Final et que le but est de débloquer la liste complète des vaisseaux, le petit ding qui m’a annoncé que j’avais débloqué la finale de Final a été un moment profondément personnel de satisfaction. Après 16 ans de travail, c’est probablement le plus long grind que j’aie jamais entrepris et, chose alarmante, il ne m’a fallu que 40 heures de jeu pour y parvenir, ce qui teinte le tout d’un étrange sentiment de culpabilité. J’aurais dû le faire beaucoup plus tôt. Mais néanmoins, l’acte a finalement été accompli et mon instance du glorieux Musée R est maintenant resplendissante avec un catalogue complet…

Tout a commencé assez facilement. J’ai acheté le jeu le 26 mars 2004, j’ai récupéré un dog tag princier (R-9DV2 Northern Lights) et je me suis lancé dans le défi inhabituellement touchant et funèbre de R-Type Final. J’ai déjà écrit sur l’air de finalité de Final, et ce sentiment de la fin d’une série emblématique jouée comme un adieu délibéré s’est accentué au fur et à mesure que les premiers niveaux étaient franchis et que le grand déblocage commençait. Reposant sur un mélange de temps de vol, de progression du jeu et de sorties en série de variantes en cascade, les déblocages arrivent parfois au compte-gouttes, parfois comme du pop-corn. Vers la fin, ils sont séparés par de grands intervalles de temps et, selon votre parcours préférentiel dans le musée, cela signifie beaucoup de déblocages dans des vaisseaux qui ne sont pas très amusants à utiliser pour tirer sur Bydo. C’est un voyage mouvementé, surtout lorsqu’il est divisé en trois grandes parties sur une décennie et demie.

Le 30 mars 2004, j’ai atteint le premier jalon que R-Type Final enregistre – 20 combattants développés. C’était juste quatre jours après avoir commencé, donc j’ai dû passer un week-end très R-Type. Je me souviens clairement avoir voulu débloquer le vaisseau qui figurait sur ma plaque d’identité, le Northern Lights. C’était le 33ème vaisseau de la liste, j’ai donc suivi son chemin et il est apparu le 31 mars. J’ai été plus qu’agréablement surpris de voir que la couleur du corps vert et de la voilure orange de l’Aurore boréale me rappelait moins l’Aurore boréale qu’une certaine herbe que j’ai rencontrée dans les années 1990. Je me souviens avoir été moins satisfait de son canon à ondes. Mais à cette époque, j’avais d’autres chats à fouetter. Je me souviens vaguement avoir suivi la lignée du R-9D Shooting Star pour aboutir au 31e vaisseau, le R-9DH3 Concertmaster, que j’ai débloqué le 7 juin 2004. Cela a facilement compensé la déception de Northern Lights, car c’est un colosse imposant dans le domaine du “meilleur canon à ondes de tous les temps”.

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