Menu Fermer

Pourquoi vous devez jouer à Nier : Automata

En 2017, nous avons assisté à la sortie de titres à succès comme The Legend of Zelda : Breath of the Wild et Horizon Zero Dawn. À cause de cela, Nier : Automata est passé sous mon radar. Néanmoins, le printemps dernier (2020) était le moment idéal pour que je traverse enfin le monde ouvert désolé et magnifique d’Automata. Si quelqu’un m’avait dit il y a quatre ans que le jeu d’action/de rôle de Platinum Games, qui suscite la réflexion, jouerait un rôle important dans ma décision de poursuivre un master en conception de jeux, je ne l’aurais pas cru. Et pourtant, me voilà de retour à l’école, et je découvre toutes les façons dont Automata continue d’influencer mon processus créatif.

La version améliorée du Nier original, Nier Replicant ver. 1.22474487139 (oui, c’est son vrai nom), est un remaster du premier jeu, sauf qu’il est basé sur une version qui n’est jamais sortie en Amérique du Nord. Les événements de Replicant sont liés à l’histoire sombre mais réfléchie de la suite, alors si vous n’avez pas encore joué à Nier : Automata, voici pourquoi c’est le moment idéal.

Cliquez sur les vignettes des images pour les agrandir

Récit(s) convaincant(s)

Nier : Automata est un jeu philosophique qui explore les complexités de la compassion quand il n’y en a pas, les traumatismes persistants de la guerre en temps de paix, et la poursuite de la liberté dans un système de surveillance. Dans la peau du soldat d’élite androïde 2B (un clin d’œil à la célèbre citation d’Hamlet “To be, or not to be”) et de son acolyte 9S, toujours aussi curieux, vous devez protéger une Terre abandonnée d’une armée de robots extraterrestres déterminés à atteindre leur objectif séculaire : éradiquer tous les humains et établir une souveraineté totale. Au cours de vos missions, vous interagissez avec un ensemble de personnages hauts en couleur, allant d’un robot pacifiste nommé Pascal à une infâme marionnette-machine appelée Simone qui se cache dans l’ombre d’un parc à thème hanté. Automata subvertit les attentes en montrant les mêmes événements de l’histoire à travers les yeux de trois personnages différents, et ce n’est qu’une fois que vous avez vu chaque arc que le jeu est complet. Il existe un certain nombre de fins différentes, les plus importantes étant axées sur les motivations des personnages et même sur le choix du joueur.

D’après mon expérience, ce qui place Automata dans une catégorie narrative à part, c’est la façon dont il pose non seulement des questions pressantes à ses protagonistes sur leur place dans le monde, mais aussi la façon dont il brise le quatrième mur et oblige les joueurs à se confronter à leurs propres anxiétés socialement conditionnées : Peut-on aimer, sincèrement, en dépit de différences profondes ? Jusqu’à quel point pouvons-nous tolérer ou pardonner la douleur ? Sommes-nous assez courageux pour dénoncer le conformisme et nous forger une identité propre ?

Musique d’ambiance

Je pense que les bandes sonores de RPG de Square Enix sont la référence en matière de jeux vidéo. La musique de Nier : Automata, composée par Keiichi Okabe (célèbre pour Tekken), fait partie de mes musiques de jeux vidéo préférées, rejoignant ainsi les bandes originales de Final Fantasy VII de Nobuo Uematsu et de Chrono Trigger de Yasunori Mitsuda. La musique d’Automata n’est pas une simple ambiance. Au contraire, elle est directement impliquée dans la conception du jeu : Les chansons se transforment en fonction de la progression de l’intrigue. Le thème de Pascal, par exemple, est l’un des airs les plus enjoués d’Automata, reflétant l’exubérance enfantine et la bonne humeur du robot pacifique. Cependant, lors des moments plus solennels de l’histoire, la même chanson est rejouée, mais avec des composantes sonores différentes, comme un chant mélancolique ou des notes de piano contemplatives. Dans Automata, les dialogues et les choix du joueur font partie intégrante de la narration, mais les mélodies instrumentales et les harmonies vocales créent elles-mêmes des histoires complexes.

En outre, Okabe s’appuie sur le “langage du chaos”, un mélange de deux ou plusieurs langues (dans le cas d’Automata, principalement l’allemand et le japonais) qui crée des conlangues indéchiffrables, mais étrangement familières. Cette approche reflète l’état du cadre et de la période d’Automata : la Terre futuriste et post-apocalyptique de 2B et 9S est à la fois étrangement étrangère et familière.

Un gameplay varié

Je pourrais parler toute la journée de Nier : Automata, mais à quoi cela servirait-il si le jeu n’était pas attrayant ou amusant ? Les combats d’Automata sont simples : Vaincre la horde de robots à l’aide d’attaques dévastatrices bien placées ou de rayons laser à pleine puissance. Mais ce qui rend le jeu si captivant, c’est son mélange farfelu de genres. Automata est à la fois un RPG, un side-scroller, un hack ‘n’ slash, un bullet-hell – la liste est longue. Au fond, Automata est un hommage magistral à une longue liste de classiques, prééminents ou oubliés, depuis des titres d’arcade bien établis comme Galaga jusqu’à des shoot-’em-ups à la gemme cachée comme Ikaruga.

Platinum Games utilise souvent une caméra dynamique pour signaler les changements dans les mécanismes de jeu. Par exemple, lorsque la caméra à la troisième personne passe à une vue aérienne, vous savez que vous allez assister à un segment explosif de guerre aérienne. De même, une caméra en vue latérale indique des sections de plates-formes qui mettent l’accent sur la conscience spatiale et la navigation prudente. Les changements de gameplay d’un moment à l’autre sont toujours inattendus et, par conséquent, rafraîchissants.

Depuis que j’y ai joué l’année dernière, Nier : Automata s’est imposé comme l’un de mes jeux d’action/RPG les plus appréciés. Même si je me plonge dans d’autres jeux narratifs sans rapport avec le jeu, les thèmes transcendants d’Automata, sa bande-son remarquable et son gameplay mercuriel ne sont jamais loin de mes pensées. Je n’ai pas eu l’occasion de jouer au premier Nier lors de sa sortie il y a dix ans, mais les images des personnages et des combats de Nier Replicant rappellent merveilleusement les caractéristiques qui font d’Automata une expérience si touchante et inoubliable.

Nier Replicant sera disponible sur PlayStation 4, Xbox One et PC la semaine prochaine, le 23 avril.